--------Très cher moi-même .
Non je n'suis pas triste, ni insomniaque. Depuis ce matin, je suis prise d'une grande envie d'écrire. J'ai encré les pages blanches de mon carnet toute la soirée. J'avais besoin de dire tout ce que j'avais sur le c½ur. Je l'ai écrit. Mais là j'ai peut-être juste un seul besoin. J'ai envie de sortir dehors et de crier. J'ai envie d'hurler toute la douleur que j'ai enfoui, quitte à en pleurer. Mais pour que ce soit un peu plus mélo-dramatique, il faudrait que je sois pieds nus, qu'il pleuve des cordes, que l'orage gronde et que mon chat arrive tout à fait par hasard avec un manteau pour s'assurer que je n'attrape pas froid :]. Je préfère sourire de ce que j'écris et ça fait des mois que je me persuade que tout va bien. Mais rien ne va, non. J'ai perdu mon temps avec des personnes qui en valent peut-être la peine quand ils sont entre eux, mais certainement pas en ma présence. J'ai toujours pensé qu'à la fin de chaque histoire, il fallait repenser à tous les bons moments, à tout ce qui nous a fait sourire, rire et être heureux. Cette fois j'trouve que c'est juste impossible. Les mauvaises choses ont pris beaucoup trop le dessus. Elles m'ont rendu paranoïaque, elles m'ont rendu désagréable et impatiente. Elles ont failli le faire partir, à tout jamais.
Je pensais que j'avais réussi à tout effacer. Je pensais que j'étais enfin prête à vivre ma nouvelle vie et à faire peau neuve. Puis parfois il suffit d'une toute petite chose. Quelque chose comme "Nous n'essayons pas de sauver les apparences, pas besoin". Juste une phrase. Et le pire c'est qu'elle a beaucoup de sens pour moi. Elle n'a pas écrit ça parce qu'elle en avait envie. Elle ne l'a pas écrit parce que c'est ce qu'elle ressentait à ce moment-là. Elle l'a écrit parce que c'est tout à fait elle de se servir de mes problèmes pour se mettre sur un piédestal. D'où le fait que je ne lui en parlais plus, de mes problèmes. Et je n'aurais jamais dû. Ça me fait du mal d'imaginer tout ce qu'il se dit, une fois de plus. Je sais que je ne devrais pas être aussi paranoïaque. Mais le fait de lire ça, aujourd'hui, quelque chose qu'elle a écrit à onze heures, même presque midi, alors qu'elle fait soit disant des efforts pour recréer quelque chose entre nous, ça me dépasse. Elle ne changera jamais. Je l'ai toujours su et je n'avais pas du tout envie d'une seconde chance. Même pas en faisant semblant. J'ai trop de bosses à mon actif. Mais pour toujours voir le côté positif des choses, elle m'aura permis de ne plus faire l'erreur de m'entourer de gens comme elle. Et c'est une très bonne chose :].
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Je n'ai pas encore pris le temps de vous parler d'un des bouleversements positifs de ma vie :]. Bien que ma rentrée n'est lieu que le six octobre (T_T), j'ai déjà passé pas mal de temps dans ma future fac, qui le sera, je l'espère très fort, pour au moins trois ans. Je me suis inscrite lundi dernier, ça a pris plus d'une heure et c'était vraiment l'horreur. Le stress de ne pas avoir tous les documents, l'angoisse quand ils posent des questions dont les réponses ne m'ont pas été fourni par mes parents et puis un peu mal au derrière au moment de signer le chèque de l'inscription >.<. Mais j'espère que malgré la piètre organisation de cette fac et ses classes qui n'ont pas l'air géniales, je vais me plaire ici. L'extérieur est digne d'une vraie fac : des arbres, de l'herbe, un peu comme un parc. Les amphis sont grandes avec de jolies tables gravées et encrées de mots provenant du passé (j'ai toujours encouragé à écrire sur les tables, quoi qu'on en dise). Puis ils ont une superbe bibliothèque, il faut l'avouer. Si c'est ma troisième maison pour trois ans, je n'ai pas le choix, va falloir que je m'y fasse de toutes les façons.
Je suis en train de commencer ma nouvelle vie. J'ai remis les compteurs à zéro dans plusieurs domaines, parfois de façons différentes. En amitié, seuls les vrais sont restés. C'est peut-être égoïste et autoritaire de faire un tri comme cela. Mais les deuxièmes chances, j'ai assez donné, je n'y crois plus vraiment. En amour, nous sommes repartis à zéro ensemble, et pas chacun de notre côté. Parce que nous aussi, on s'aime depuis toujours, grand scoop ma vieille. Bénou, c'est moi qui l'ai changé. Et je l'ai changé parce que j'ai tout d'abord changé (j'ai horreur d'utiliser le même mot aussi vite x__x). Si je n'avais pas autant souffert, si j'avais été plus épanouie, si j'avais pu voir la réelle Importance. Mais avec des "si" on ne mettrait pas que Paris en bouteille. C'est pour ça que les crayons ont des gommes. Et ce qu'il y a de bien avec mon chat, c'est que nous n'avons effacé que le mauvais (et ce qui l'a provoqué, of course). Je vis dans une nouvelle ville, je grandis, j'évolue, j'ai de nouvelles envies. Je prends le métro toute seule, je fais les magasins en ville et pour la première fois je trouve ça agréable de les faire avec quelqu'un. Parce que oui, repartir à zéro c'est aussi rencontrer de nouvelles personnes. Et pour l'instant je suis juste ravie :]. Autre changement dans ma vie : je commence un (énième) régime. Cette fois je veux y arriver, je suis super motivée, super remontée. Quand je dis que je veux changer de peau, ce n'est pas à moitié que je veux y parvenir. Je vais également me mettre au yoga et au théâtre anglophone dès la rentrée.
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Désolée de vous avoir fait partager cette introspection au combien longue et tardive, mais cela fait un bien fou de remettre les pendules à l'heure, les points sur les "i". Le bilan de ma vie en fait. Je suis amoureuse, les seuls amis que j'ai décidé de garder sont adorables et c'est peut-être pas plus mal qu'ils soient loin. Même si dans des moments comme ce soir, j'aimerais un ami, avec une épaule sur laquelle me reposer (pour ne pas dire pleurer). Même si ce n'est pas tous les jours facile, j'ai une famille en or, que je n'échangerai pour rien au monde. J'ai plein de rêves et cette fois je n'ai plus cette barrière qui me rendait pessimiste. Et là, à une heure et trente-neuf minutes du matin, je peux vous dire que je ne persuade de rien, je ne maquille rien du tout, je ne veux pas qu'on s'apitoie sur moi et je ne veux pas non plus me faire valoir. A bon entendeur, Mm. Je me sens bien mieux, désormais. Même si ça me ferait plaisir et rire de crier de toutes mes forces :].